Villeneuve la Comtesse autrefois




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Table des matières :

- Fiche signalitique
* Les origines du nom
* Situation
* Recensement 1999
* divers
- Villeneuve d'Argenson ?
- Quelle est cette comtesse ?
- Les seigneurs de Villeneuve
- Le château
- L'église Notre Dame de l'Assomption
- La halle
- Foires et marchés
- La gare
- Ecole(s)
- La poste
- Les cimetières
- Les fies
- Les routes, rues et chemins
- Les quartiers

Annexes :
- Charte de la comtesse d'Eu (1235)
- Entrevue de Villeneuve (1567)
- Extrait cahier doléances (1789)
- Excursion du 24.05.1866
- La laiterie
- Programme Kermesse de 1926
- le commerce et l'artisannat (début du 20e)
- Le pigeonnier du château









Les origines du nom

Villeneuve : de villa nova comitis S.Pauli. Oil : ville "village" + adj.fem. neuve - formation dialectale fin du XIIe début du XIIIe.
La Comtesse : On ne sait avec certitude quelle est cette comtesse qui laissa son titre au village, plusieurs hypothéses ont été formulées à ce sujet - Voir "quelle est cette Comtesse"

Situation

La commune de Villeneuve la Comtesse est située dans le nord du département de la Charente-Maritime (anciennement Charente-Inférieure) sur l'axe Saintes Niort. Elle est traversée par la R.N.150, ancienne R.N.138, dite route royale de Bordeaux à Rouen. Cette ancienne possession de la province du Poitou est limitrophe avec le département des Deux-Sèvres.
Son paysage autrefois typique du bocage a laissé place à l'agriculture intensive, favorisée par le remembrement, induit par l'arrivée de l'autoroute A10, en 1983.
L'activité principale implantée sur la commune est l'usine Villèger.
Villeneuve la Comtesse fait partie du canton de Loulay, qui compte quinze communes regroupées en communauté des communes.
Elle dépend de la sous-préfecture de Saint-Jean d'Angély.

Recensement 1999

La population de Villeneuve, comprenant, le bourg, le hameau des Connillères et celui de Villenouvelle, est de 719 habitants lors du recensement de 1999. C'est, après Loulay, la commune la plus peuplée de ce canton.
Sa superficie est de 15,9 km2, et sa densité de 45,2 habitants au km2
Villeneuve et ses hameaux comptent 361 logements dont 296 résidences principales et 24 résidences secondaires
Ses habitants sont les Villeneuvois et les Villeneuvoises.
Son point culminant se situe à 92 mètres au dessus du niveau de la mer, tandis que le plus bas est à 52 mètres.



Divers

Durant la Révolution, Villeneuve la Comtesse fut rebaptisée Villeneuve le Mont tandis que Villenouvelle devint l'Unité.
Villenouvelle est rattachée à la commune de Villeneuve la Comtesse par ordonnance du 12.12.1972.

Villeneuve d'Argenson?

D'après la tradition, Villeneuve aurait porté le nom de Villeneuve d'Argenson, avant de prendre celui de Villeneuve la Comtesse. Ce qui semble tout à fait plausible, car, à l'époque Gauloise, des bords du marais poitevin jusqu'à la vallée de la Charente, il existait une vaste forêt, qui formait semble-t-il, une frontière entre le territoire des Pictons et celui des Santons : la forêt d'Argenson  (7 à 15 km de large et 80 à 120 km de long). Celle-ci  se trouva morcelée au début de l'ère chrétienne, quand une importante voie romaine, passant par Saintes, unit Bordeaux à Poitiers. Puis, plus tard, lors de la création d'une autre voie qui reliera Saintes à Niort. Ce chemin, a attiré les populations : les églises de Villeneuve-la-Comtesse, Saint-Etienne-la-Cigogne, Belleville, la Charrière, Beauvoir, le Cormenier, la Revétizon, ont été édifiées en bordure de ce chemin de grande communication, qu'il a suffi de rectifier légèrement pour en faire la R.N.138. Les dernières créations semblent être Belleville et Villeneuve la Comtesse, qui sont l'oeuvre des seigneurs de Chizé qui les ont dotées de "franchises" pour favoriser un développement rapide. Belleville est au plus tard de 1174 et Villeneuve est antérieure à 1196. Il n'est pas évident que Belleville ait été une réussite, mais Villeneuve comptait environ cent cinquante exploitations dès 1216. Le plan en damier du bourg est caractéristique des villages nés d'une initiative seigneuriale qui a prévu le regroupement des centres d'exploitation dans un terroir peu favorable à la dispersion.


Quelle est cette comtesse ?

Sans documentation fiable, il semble difficile de certifier avec exactitude quelle est la comtesse qui laissa son titre au village...
Dans sa notice historique sur l'ancien château de Villeneuve La Comtesse, page 597, des chroniques saintongeaises et aunisiennes, Hippolyte d'Aussy s'est demandé "pourquoi le nom de Comtesse a-t-il été joint à celui de Villeneuve ? Il y a certainement eu une cause, et on est réduit à des suppositions plus ou moins vraisemblables. La Comtesse de ce manoir le défendit-elle en l'absence du seigneur, avec tant de valeur qu'elle mérita que le titre de l'héroïne s'identifiât avec le chateau ; ou la fille du châtelain a-t-elle paisiblement succédé à son père et porté en apanage ce fief dont elle avait été la dame? Il ne peut guère y avoir une troisième hypothèse, mais laquelle des deux autres est conforme à la vérité? Voilà la question à résoudre."

Paul De Lacroix, quand à lui écrivait : " D'Aussy ne connaît pas les possesseurs de Villeneuve avant le 07 novembre 1585. A cette époque, Villeneuve appartenait à François de La Laurencie, à qui Henri III écrivit pour le féliciter d'avoir conservé le château de Villeneuve et empêché qu'il retomba aux mains des ligueurs. Or, il existe aux archives nationales (p.1410, 2e vol., titres du comté d'Angoulème) une pièce, don par le roi Louis XII de la terre et seigneurie de Villeneuve, près de Chizé à la comtesse Loyse de Savoie, fait à Bloys, le 8e jour de mars 1498. Cette terre avait été vendue et engagée par Charles VII au comte de Poitou et comme elle relevait de Chizé, le roi , sur la demande de la comtesse, tant en son nom que comme ayant la tutelle de ses enfants, et possédant la terre de Chizé, la lui octroya et donna. De là, Villeneuve fut ensuite appelé Villeneuve la Comtesse."

D'après l'extrait de l'inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély, fait par le Docteur Texier, outre les hypothèses de d'Aussy et de De Lacroix, Demellier pensait que Eléonore d'Aquitaine avait pu laisser son titre de comtesse à Villeneuve.... Ce fut longtemps la théorie retenue... Saura-t-on un jour?



Les seigneurs de Villeneuve

(Les débuts de cette histoire, sont au modèle de nombreuses places, sujet à quelques réserves, du moins dans les temps les plus anciens, faute de documents).

Il apparait logique de penser que Villeneuve appartenait aux comtes de la Marche, ceux-ci possédant Melle, Gençay, Civray et selon toute vraisemblance Chizé. L'histoire de Villeneuve, tout au moins à ses débuts, fut en partie liée à celle de Chizé, dont elle dépendait.

Villeneuve passe aux mains des Lusignan, par le mariage entre Hugues V de Lusignan et la fille de Bernard de la Marche, prénommée Almodis.
Le fils cadet du comte de Lusignan, Raoul II d'Exoudun, se voit gratifier les terres de Villeneuve. . C'est sa veuve, Aelis d'Eu, qui accordera en 1235 des franchises, en des termes si généreux, que la forme de cet acte sera reprise par de nombreux seigneurs de la contrée.
A partir d'un texte daté du XVe siècle, on sait qu'ils auraient fait construire un édifice fortifié et entouré de douves, "pour l'esbattement de la chasse", probablement à la fin du XIIe, début du XIIIe. Sans date précise, on ne sait quand débuta cette construction, ni même quand elle s'acheva, on sait cependant que ce même conte détenait également la châtellenie de Chizé...
Raoul de Lusignan décède au siège de Saint Jean d'Acre, entre le 28 avril et le 17 mai 1219. Son épouse s'éteignit bien plus tard : "Aélis trépassa l'an 1245 à Villeneuve en Poitou, en un sien lieu appelé la Motte".


La châtellenie reste la propriété des Lusignan jusqu'en 1250, date à laquelle Raoul II de Lusignan fils des précédents, décéde. Il aurait épouse Yolande de Dreux et de cette union est née Marie de Lusignan.
Villeneuve revient alors provisoirement à son suzerain, Alphonse de Poitiers....

Marie de Lusignan, à l'instigation de Saint-Louis et de son frère, Alphonse de Poitiers, épousa vers 1249, Alphonse de Brienne (1227-1270), fils de Jean, roi de Jérusalem.
Une période nouvelle s'ouvrait ainsi pour Villeneuve : celle d'une appropriation lointaine, par de grands seigneurs, plus préoccupés du rendement de leurs domaines que d'une jouissance résidentielle. La renommée et le destin de Villeneuve vont dès lors dépendre des parcours politiques de cette illustre maison de Brienne, qui donna plusieurs connétables au royaume.
Villeneuve restera la propriété de la famille de Brienne jusqu'en 1350, soit environ un siècle...

Dans un contrat établit le 07 janvier 1346, Raoul IV de Brienne, abandonne à sa  mère, Jeanne de Melle, comtesse d'Eu, le château et la forêt de Chizé et lui assigne pour son douaire, les chasteaux et chastellenies de Villeneuve et de Melle : "Nous, Jehanne de Mello, comtesse d'Eu, faisons savoir à tous, que comme par certain accord entre nous et notre cher fils Raoul, comte d'Eu et de Guines, connétable de France, nous a baillé par ses lettres, le Chastel et châtellenie de Villeneuve, la ville de Belleville.... Donné au château de Beauce le 8 janvier de l'an de grâce 1346."
C'est certainement cette famille qui fit édifier le donjon, dont les caractéristiques de construction accusent le 14e siècle.
Lors d'une escarmouche avec les anglais, Raoul IV de Brienne est fait prisonnier... Il sera jugé pour haute trahison et sera décapité le 19 novembre 1350. Le roi Jean le Bon, confisqua alors ses domaines poitevins, dont Villeneuve et les donna à son frère, Philippe, duc d'Orléans.

A partir de 1363/1364, le domaine appartient à Thomas de Woodstock, fils du roi d'Angleterre Edouard III, mais avec la reprise de Chizé par Du Guesclin, le 21 mars 1373 et la défaite des anglais, la forteresse entre de nouveau dans le domaine royal.
Plusieurs érudits affirment qu'en 1430, le connétable d'Albret se serait emparé du château et l'aurait détruit en majeur partie...

Villeneuve fut attribué, avec Belleville, à Marguerite de Valois, fille naturelle du roi Charles VI et d'Odette de Champdiviers. Marguerite de Valois épouse en 1427, Harpedane. Puis, Villeneuve retourne à la couronne...

En 1434, le roi Charles VII donne Villeneuve en paiement su sieur Chrestien de Chambers, d'origine écossaise, capitaine des archers de la garde du corps, pour trois mille royaux d'or, dont il lui était redevable. La terre et seigneurie de Villeneuve resteront dans la famille Chambers jusqu'en 1528.
Par francisation de leur nom, les Chambers deviennent les de La Chambre.
Dans un texte publié par R. Favreau, on apprend que Chrestien Chambers entreprend de reconstruire le château : "...pour monstrer clerement que ceulx de Villeneusve, de la Croix à la Comtesse, Boisserolle, Belleville, la Sigoingne sont de la chastellenie de Chizé, il est évidente chouse qu'il en sort et doivent estre tenuz mesment qu'il n'a point de chastel ny place fortiffiée ausd lieux qui puissent estre dicte chastel ou il facent aucun guet ne garde, fort que despuiy que messire Christin a fait refaire led chastel et puit estre que l'églize parroicihienne de Villeneusve ils ont fortiffié de leur auctorité ou ilz se retraient..."
 Après son décès, Catherine Chevigné, son épouse fait aveu en 1461 pour Villeneuve.

Quelques années plus tard, Villeneuve fut vendu à Jean de La Chambre, qui fait aveu le 16 juin 1493. Il épouse le 13 avril 1495 Jacqueline de la Rochefoucauld.

En 1498, le roi Louis XII cède à Louise de Savoie, sa cousine, le droit qu'il détient de racheter la seigneurie de Villeneuve ; cette terre avait été vendue et engagée par Charles VII au comte du Poitou et comme elle relevait de Chizé, le roi, sur la demande de la comtesse, tant en son nom que comme ayant la tutelle de ses enfants, possédant la terre de Chizé, la lui octroya.


Le 20.07.1528, l'union de Marie de la Chambre, fille de Jean, avec Christophe de La Laurencie, fait passer aux mains de la famille de La Laurencie les terres et seigneuries de Villeneuve. En 1542, le roi, François 1er, décide de reprendre les droits qu'il a sur les terres de Villeneuve ; cependant, Christophe de La Laurencie en obtient, à mains levée, la restitution par les sieurs commissaires, pour en jouir par provision. De 1548 à 1561, Christophe de La Laurencie fait aveux et hommages au roi, jusqu'à ce que ses fils, Philippe et François, soient en âge... Devenu veuf, Christophe se remarie avec Anne de la Rochandry, mais non sans histoires, car, e  1553, il fut condamné par le Parlement de Bordeaux à être écartelé en effigie, pour le rapt et inceste de la soeur Anne de la Rochandry, professe de Saintes.
Son fils François, devient seigneur de Villeneuve le 6 janvier 1561. En 1566, il demande au siège de la forêt de Chizé, l'autorisation de prélever le bois nécessaire à la construction d'un nouveau château ; cette autorisation lui est accordée le 12.06.1566 : Entre François de la Laurencie, éscuyer, seigneur de Villeneuve la Comtesse, demande et requesrant délivrance pour bastir un chastel dudit lieu (...) Et le procureur de la court de céans, insistant au contraire. Veu pa nous, l'adveu et dénombrement rendu par le dit escuyer et réception d'icelly, estant au dos aveques certaine sentance portant délivrance de boys cy devant faict esdites sentences (...) tenues en la court de céans le vingt deuxième jour de septembre l'an mil quatre cens soixante et treize aveques notre appoinctement de sentance interlocutoyre par laquelle les pièces dessus mentionnées sont cottées dioc et responce dudict procureure avec la main levée dudict droit d'usaige donnée sont cottées dioc et responce dudict procureur avec la main levée dudict droit d'usaige donnée à Poitier ce vingt siciesme jour d'apvril dernier et tout ce qu'a esté mis par devers nous avonsdict et disons que délivrance de boys sera faicte au dict escuyer pour réparer et rédiffier un chastel, les réparations nécessaires préalablement veues par le clerc commis du verdier, en preésence du procureur de la court de céans appelé avecques les deux mestres cherpantiers, pur sçavoyr et entendre le boys qui y sera requis et nécessaires pour en faire leur rapport pour iccelluy veu le dict procureur, en estre faict playne dellivrance dudict boys et aultrement droict, comme il appartiendra par raison. Donné et faict par nous, Nycolles Gentilleau, gradué ès loix, juge de Chizé, accesseur ou commis du Me particulier et verdier des domaines et forest de Chizé, le douzième jour de juin l'an mil cinq cens soixante et six....
De 1561 à 1584, François de La Laurencie fait plusieurs aveux (actes des 6 avril 1578, 6 fevrier 1583 et 17 mai 1584), et il est dit demeurant en son château de Villeneuve la Comtesse ou demeurant au Chastel noble de Villeneuve.

Avec les guerres de religion, le château de Villeneuve doit faire face à plusieurs assauts de la part des protestants. En 1585, la confédération huguenote attaque les villes et château du Poitou et de la Saintonge. La défense de celui de Villeneuve fut sans doute remarquable puisqu'elle motiva une lettre du roi HenriIII à Henry de la Laurencie, fils du précédant : "Monsieur de Villeneuve la Comtesse, j'ai su du sieur de Malicorne, gouverneur de mon pays de Poitou, le bon devoir que vous faites de conserver soigneusement votre château de Villeneuve et empêcher que mes adversaires s'en emparent au préjudice et désavantage de mon service, à quoi je vous prie de continuer (...) vous assurant que je vous en saurai très bon gré et y entretiendrai l'année prochaine un nombre d'hommes suffisant pour la garde d'icelui, que je ferai employer sur l'état des garnisons du Poitout, afin de vous donner plus de moyens (...) priant Dieu, Monsieur de Villeneuve la Comtesse, qu'il vous ait en sa garde. De Paris, le septième jour de décembre 1585...
Cette promesse du roi de France fut réalisée : les régiments de Bretagne et d'Anjou furent répartis dans les places fortes d'Ecoyeux, Thors, Matha, Aulnay, Villeneuve la Comtesse, Chizé, Dampierre qui furent amplement pourvue d'armes et de soldats.

Succèda Gabriel de la Laurencie, il existe un acte de partage en date du 23 mars 1605 entre Jean de la Laurencie et Gabriel de la Laurencie.
L'ingénieur du roi, Châtillon, parcourant en 1606 la Saintonge, a laissé du château un dessin où les hauts du logis figurent.
Une nouvelle attaque des protestants est lancée en 1621, certains érudits considèrent que cela n'affecta pas la forteresse, car fidèles, les habitants de Villeneuve qui formaient la garnison du château, jurèrent de se laisser ensevelir sous ses ruines plutôt que de se rendre...
Selon la légende, Louis XIII après avoir soumis Saint-Jean-d'Angély, serait venu coucher deux nuits au château de Villeneuve en 1625...

Dans un acte du 22 avril 1626, Charles de la Laurencie, est dit seigneur de Villeneuve. A sa mort, son épouse, Luce de Montbron occupe le château...

Puis, c'est Henry de la Laurencie qui est déclaré seigneur de Villeneuve, à la fin du 17e siècle, il sera suivit par Pierre Henry de la Laurencie. puis par Charles Henry de la Laurencie, écuyer seigneur de Villeneuve, la Thibaudière (Chizé?), capitaine au régiment d'Aubusson ; il décède le 06.10.1772 à Villeneuve...
Son fils, Bertrand se voit attribuer le château de Villeneuve par un acte de partage en dat du 21.11.1772, établit entre les héritiers et héritières... Dans son testament, il permet à Marie Joséphine de May Termond, son épouse, de jouir à sa guise de l'usufruit de son bien....
Le 13.10.1793, les meubles et effets de la Laurencie de Villeneuve sont vendus...

Puis, le château de Villeneuve devient la propriété de la famille de Saint André, de 1793 à 1843, par le mariage de la fille de Charles avec Pierre Augier de Saint André...

En 1839, monsieur Gautier donne une description du château de Villeneuve la Comtesse : "il subsistait une fort belle tour qui dominait le pays et était flanquée de deux gros bastions, ce château était entouré de larges douves (...) on voyait des vestiges de remparts et de batteries qui démontraient que cela avait dû être une place forte..."

Le château est ensuite vendu à Mr Lecuiller, en 1843 ; Ce dernier, afin d'éviter de payer trop d'impôt rase le sommet du châtelet et le met au même niveau que les bâtiments d'habitation et de servitudes...
Son fils Emile a deux garçons, qui héritent du château en 1917....

Le château de Villeneuve la Comtesse est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1949, sauf le bâtiment moderne...


L'église Notre-Dame-de-l'Assomption

Cette église est situé en bordure de l'ancien grand chemin de Saint-Jean d'Angély à Niort. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1959.

Tout entière du 14e siècle, elle est bâtie sur une souche romane.

"A l'extérieur, ce qui frappe tout d'abord dans cette église, c'est son gros clocher massif et court, coiffé d'une flèche d'ardoise trapue, qui au 19e siècle, a remplacé un toit plat. Ce clocher à cheval sur le milien de la nef, et occupant toute sa largeur, est flanqué au nord et au sud de deux gros contreforts gothiques, celui de gauche contenant un escalier en pas de vis. Sur sa façade sud, il est percé d'une petite porte gothique à gros boudins qui est surmontée d'une haute et étroite fenêtr
e encadrée de colonnettes à chapiteaux de feuillages. Le premier étage du clocher est flanqué à chaque angle d'une petite colonne. Une semblable est placée au milieu de chaque façade, limitant ainsi deux panneaux. Dans chacun d'eux, il y a deux fenêtres longues et étroites, encadrées de quatre petites colonnes à chapiteaux de feuillage. Les deux fenêtres les plus rapporchées de la colonne centrale sont ouvertes et les deux autres aveugles. La façade occidentale a deux contreforts d'angle et est munie d'une porte quelconque surmontée d'un oculus. La façade sud est flanquée de deux gros contreforts correspondant à ceux de la façade nord. Entre le deuxième et le clocher, il y a une belle fenêtre gothique encadrée de colonnettes à bases prismatiques et à chapiteaux à crochets, qui est ornée d'un beau fenestrage. De l'autre côté du clocher, une autre fenêtre gothique encadre de petites colonnes : le chapiteau de l'une d'elles porte une feuille de chêne, délicatement sculptée. Le chevet est flanqué de deux contreforts et est percé en son milieu d'un fenestrage sans intérêt, qui a été refait.

L'intérieur



La halle

Halle : du francique halla, palais.
C'est une place publique le plus souvent couverte où se tient un marché.

Ce lieu servant maintenant de "salle des fêtes" aux Villeneuvois, fut, durant plusieurs décennies, une halle où se tenaient les marchés.
Nous savons que le bâtiment actuel, même s'il a subit quelques aménagements, à gardé la structure de celui construit en 1881, à l'emplacement d'une halle plus petite qui était dans un réel état de délabrement, les marchands étaient exposés à toutes les intempéries et il n'existait que de mauvais bancs pour s'asseoir, qui n'étaient même pas abrités ; ce qui laisserait supposer que la halle était ouverte, mais était-elle couverte ?

En 1879, le conseil municipal de Villeneuve la Comtesse s'est donc réuni, pour étudier la question de la reconstruction de la halle. Cette question a déjà été "agitée" plusieurs fois, sans qu'une solution n'est été trouvée, notamment à cause de l'emprunt de l'école des garçons qui n'était pas encore couvert...
Monsieur le Président expose : "Les personnes qui viennent vendre leurs produits au marché se plaignent de l'état de la halle. Cet état de chose, en durant plus longtemps nuirait certainement aux intérêt de la localité, en éloignant du marché les personnes qui trouveraient ailleurs plus de commodités pour l'exposition des objets à vendre, en même temps qu'une place plus salubre pour elles-mêmes... Cette dépense est aussi justifiée par l'extension progressive du marché, qui va encore, par sa proximité avec la gare, recevoir une plus grande quantité de produits alimentaires et autres"...
Monsieur le Président, fait remarquer au conseil que la commune est imposée de seulement 5 centimes extraordinaires environs, et qu'il lui reste bien encore la faculté de s'imposer de 15 centimes au moins, qui produiront annuellement une somme de 940 à 950 francs environ, et qu'ainsi, en maintenant encore pendant quelques années les imports tels qu'ils sont, sans y apporter aucune augmentation, la Commune ferait édifier en même temps deux contructions : la maison d'école de filles et la halle dont l'utilité est incontestable et dont le besoin se fait sentir pour tous depuis plusieurs années....
Le conseil décide à l'unanimité, la reconstruction de la halle, il autorise monsieur le Maire à faire procéder à l'établissement des plans et devis et décide, par neuf voix contre trois, que la halle sera reconstruite sur la place publique, le long de la grande rue, ayant sa longueur du nord au sud....

Le devis de cette reconstruction s'élevait à 17 220 francs, devis daté du 06.09.1879. Toutefois, la décision définitive fut prise le 15.05.1881, cette dépense ne pût être couverte qu'au moyen d'une imposition extraordinaire.
Les travaux à exécuter consistèrent dans la construction d'une halle, sis sur la place. Elle serait en pierre de taille, couverte en tuiles plates de Bourgogne et close par des grilles en fer. Elle aurait 20 mètres de longueur sur 12 mètres de largeur. Le sol serait fait avec une couche de béton comprimé de 0,10mètres d'épaisseur. L'intérieur serait meublé et se composerait de 12 tables et de 4 bancs doubles.
Le devis définitif figurant au cahier des charges de novembre 1881 s'éleva à 17900 francs.






Foires et marchés

Il est difficile de dire à quelle époque remontent les premiers marchés et les premières foires à Villeneuve.

Le 08 février 1839, le Conseil Municipal, décide d'un tarif pour le droit de place : le jour de la foire, les bouchers, marchands forains, marchands d'étoffes et marchands à étalages devront payer 25 francs par mètres carré, tandis que les cabarets et cafetiers ambulants paieront 2 francs. Pour les bestiaux, il sera demandé 5 centimes par tête, pour les boeufs, les vaches et les chevaux et 2 centimes par tête pour le menu bétail, mouton, chèvre et cochon....

En 1890, le Conseil municipal de Loulay, donnait son accord pour la création de douze marchés à bestiaux à Villeneuve la Comtesse : ces marchés auraient lieu les premiers vendredis de chaque mois..
Il y avait marché à Villeneuve les mardis et vendredis matin : sous la halle et tout autour. On y vendait du poisson, de la charcuterie, de la boucherie, des oeufs, des volailles, des plants de fleurs et de salade, des gâteaux....
Sur la place se tenait le marché de porcs et de veaux.
Les marchands se déplaçaient le plus souvent en charrette.


Il n'est pas si loin le temps, où il y avait encore à Villeneuve, le premier vendredi de chaque mois, "la foire" ; elle était pour beaucoup l'occasion de prendre des nouvelles de connaissances, d'amis et même de la famille....
On y trouvait de tout sur les étales : chaussures, vêtements, linge de maison, mercerie, fruits et légumes, viande, quincaillerie, plants et graines, etc....
Après les emplettes, combiens d'hommes, finissaient leur matinée autour d'un verre, chez Lucie....



La gare

La gare fut implantée à 400 mètres environ du bourg, dans des prairies marécageuses qui furent asséchés, drainées et remblayées.

En 1872, le conseil municipal de Loulay, devait se prononcer sur plusieurs tracés de l'avant projet de construction de la ligne de chemin de fer Saint-Jean D'Angély/Niort.... Une des raisons évoquée pour le choix, fut l'exportation des vins, se basant sur les chiffres de l'année précédente, le conseil mit en avant que Loulay et Villeneuve avaient expédié 49843 hectolitres de vin et 8076 hectolitres d'eau de vie, tandis que Lozay et Doeuil n'avaient expédié que 16762 hectolitres de vin et 2544 hectolitres d'eau de vie....

La construction de la gare, ainsi que ses dépendances (halles à marchandises, puits et réservoir, château d'eau) date de 1880 ; elle est ouverte à l'exploitation le 17 octobre 1881...
Rapidemment, la cour à marchandises et la halle connurent beaucoup d'activité aussi, par courrier en date du 23.02.1884, la Direction des chemins de fer informe la préfecture de la Charente Inférieure, de sa décision d'agrandir la halle aux marchandises de Villeneuve (...) Le projet est motivé par l'encombrement des colis, qui ne peuvent être remisés faute d'installations suffisantes, et donne une surface complémentaire de 51m2....

Lors de la séance du Conseil municipal du 12 décembre 1893, les conseillers se plaignaient de la dégradation de la chaussée dûe à une fréquentation journalière de nombreuses voitures et charrettes...

C'est surtout l'après-guerre qui marque l'importance économique et sociale de notre gare ; son logement comprenait alors deux bureaux au rez-de-chaussée : un pour le service voyageurs et marchandises et le bureau du chef de gare. Le personnel était composé de quatre agents, la gare de Villeneuve était, avec celle de Saint Jean d'Angély, les seules gares ouvertes la nuit dans notre région.
Beaucoup de marchandises transitaient par la gare : la laiterie expédiait du beurre en motte, de la poudre de lait, de la caséine, du fromage ; l'usine Villéger expédiait les meubles qu'elle fabriquait, l'usine Barraud de Dampierre expédiait des emballages en bois déroulé ; les agriculteurs expédiaient leur production de betteraves sucrière en direction de Melle, et encore de l'avoine, du blé, de paille... Une partie du bois de la forêt de Chizé s'expédiait par la gare, il y avait aussi des waggons de bestiaux pour le marché de Parthenay.... Bien entendu, il y avait également de nombreux arrivages en gare de Villeneuve, l'engrais, les semences de céréables, le vin, etc... et les  colis....  Le trafic commercial se répartissait quotidiennement entre deux trains de transports et deux trains de messageries, et la déserte de la ligne se complétait avec huit à dix trains ou autorails par jour qui circulaient pour les voyageurs.... Des trains de "pélérinage" à destination de Lourdes, ou des trains spéciaux dits "trains de plaisir" circulaient à des périodes déterminées ou au moment des vacances.... Un des chefs de gare avait même organisé un autorail spécial au départ de Villeneuve, destination Paris Austerlitz avec une soixantaine de voyageurs pour assister au match de football France/Angleterre.

Durant la seconde Guerre Mondiale, face au manque de matière première, l'occupant supprime certains tronçons de la deuxième voie, ces rails serviront à construire les ouvrages du mur de l'Atlantique ou partiront sur le front russe... la deuxième voie ne sera pas reconstruite par la suite....

Le jardin du chef de gare, dans les années 1950, fut transformé en véritable parc public. Il fut un lieu très vivant, autour de la gare, car lieu de promenade également pour les Villeneuvois... Ce parc fut réalisé par Mr Dangeville, chef de gare à Villeneuve de 1945 à 1959, avec l'aide du personnel (la gare possédait encore 4 agents). Ce travail fut récompensé lors du concours des gares fleuries du 05.06.1953....

Un chef de gare fut maintenu à Villeneuve jusqu'en 1984, pour assurer le croisement des trains....
En 1999, la halle à marchandises de la gare de Villeneuve, fut détruite ; elle était une des dernières halles de ce type existant encore en France...







ci-dessus : La halle à marchandises

  

2009 : La gare                                            2009  travaux sur la voie.....

Les écoles

Ecole à Villeneuve attestée en 1732. ("Le 06.12.1742, à Villeneuve la Comtesse, baptême  de Jean Couhet, qui a reçut l'eau de Pierre Meunier, maître d'école de ce bourg".)

En 1839, la commune de Villeneuve se trouvait toujours privée de maison d'école, et "il y avait nécessité de se pourvoir à l'avance d'un local nécessaire", le Conseil municipal propose alors "des perquisitions pour en procurer un, qui puisse être convenable, au profit d'un bail au nom de la dite commune". Quand et comment cela fut-il fait ? Ce qui est certain, c'est qu'à peine un an plus tard, l'instituteur du village dû faire appel au Maire, afin d'améliorer ses conditions de travail qui nous semblent des plus archaïques, à la lecture de ce compte rendu : "Monsieur l'instituteur communal de la commune fait connaître par lettre du 25 mai 1840 que sa classe était entièrement dépourvue de mobilier indispensable, tel que tables, bancs ainsi qu'un poêle, objet de première nécessité, sans lesquels il se verrait dans l'impossibilité de recevoir ses élèves..." Monsieur le Maire fait donc procéder à la confection des objets sus désignés... Cependant, quelques mois plus tard, le Conseil municipal est réuni, sur la demande expresse de Monsieur l'inspecteur de l'instruction primaire : la maison occupée alors par monsieur l'instituteur est beaucoup trop petite et n'est nullement disposée pour faire une maison d'école. Monsieur L'inspecteur invite donc le conseil à prendre toutes les mesures nécessaires pour procurer à l'école une autre maison....

En 1902, le Conseil municipal de Villeneuve est appelé à délibérer sur l'utilité de la création d'une classe enfantine : il reconnait que les maîtres ont une surcharge de travail qui les met dans l'impossibilité de faire pour chaque "division" ce que le programme leur indique ; l'école des garçons à 54 élèves celle des filles 55 mais, elles devraient comprendre chacune environs 60 élèves avant les vacances de Pâques... Parmi ces enfants, 35 (de 5 à 7 ans) pourraient être réunis dans une classe enfantine....

La poste






photo ci-dessus (08.2009) : la poste qui n'assure plus qu'un service minimum


Lors de la séance du conseil municipal du 30.06.1895, il est fait état que le service des postes de Villeneuve se trouve très chargé pour deux facteurs, lesquels ne peuvent partir du bureau pour faire leur tournée qu'après l'arrivée du train de Saint-Jean d'Angély, à neuf heures du matin. Les deux employés étant obligés de faire, en été leur service pendant la plus grande chaleur du jour, et éprouvent de très grandes fatigues, et pendant l'hiver ont à peine le temps suffisant pour arriver avant le départ des trains. Le conseil pense qu'il y aurait intérêt pour eux et une plus grande célérité pour le service à créer un facteur spécial pour Villeneuve la Comtesse.

Lors de la séance du 06.12.1901 de Loulay, il est intéressant d'apprendre que cette commune demandait une deuxième distribution de courrier... "comme c'est le cas à Villeneuve la Comtesse".

Le 20.06.1904, Monsieur le Maire de Villeneuve la Comtesse exposait que deux boites urbaines supplémentaires, placées dans les deux quartiers les plus éloignés du bureau de poste seraient d'une grande utilité pour les habitants du bourg.

Le 09.12.1906, monsieur le Directeur des Postes et Télégraphes du département de la Charente Inférieure, demandait à l'assemblée municipales, s'il n'y aurait pas moyen, pour alléger le service (...) de supprimer la deuxième distribution locale, des dimanches et jours fériés.


Les douches publiques





photo ci dessus : les anciennes douches publiques transformées en salle de
réunion.



Les cimetières


Ethymologiquement, le cimetière (du grec kamétérion, dortoir) est le lieu où l'on dort du répos éternel....

Il semble qu'à Villeneuve le premier cimetière fut implanté au Sud de l'église. A l'époque médiévale, c'était le plus souvent le cas, car le cimetière constituait le prolongement "consacré et béni" de l'église paroissiale.
Probablement devenu trop petit, il est "déplacé" quelques metres plus loin, où se trouve l'actuel champ de foire, avant d'être à nouveau transféré, route de Saint-Etienne ...


Les quartiers

Autrefois appelés cantons, les premiers quartiers se sont constitués à des époques différentes. Les derniers quartiers apparût sont de construction plus ou moins récente.
La notion de quartiers semble être bien réelle depuis fort longtemps mais, il est cependant assez difficile de plaquer le découpage d'alors sur la géographie actuelle du village.
Grâce au plan de 1879, on peut essayer de retrouver les quartiers de cette époque.
En 1879, l'ancienne route nationale n138, ne semble pas encore bordée de maison, seul un bâtiment semble être implanté ici : sachant qu'il était situé à la place de l'actuelle entreprise Bironneau, qui elle même a succédé à un restaurant appelé "la Grange", il pourrait s'agir d'une grange.

Les routes, rues et chemins




L'ancienne route nationale 138, dite de Bordeaux à Rouen ou dite aussi "grande route royale de Bordeaux à Rouen" traverse le bourg. Elle semble être créée au 18e siècle, sans doute grace à la "corvée" qui touchait les paroisses riveraines de la route et qui pouvait aller jusqu'à 20 journées de contribution forcée, épargnant bien entendu nobles et ecclésiastiques...

A une date incertaine, monsieur le Maire proposait au conseil municipal de demander à l'administration supérieure de vouloir bien, dans toute l'étendue du bourg de Villeneuve, faire élargir d'un mètre la chaussée de la route nationale, soit cinquante centimètres de chaque côté, afin de permettre aux différents véhicules, automobiles, voitures, charrettes... de pouvoir se garer beaucoup plus facilement...

En 1840, monsieur le Maire demandait que le "chemin vicinal d'Aulnay à Mauzé, soit classé chemin de grande communication vicinal, dans l'intérêt de l'agriculture et du commerce"...
50 ans plus tard, (en 1893) le conseil municipal demandait que sur ce même chemin, soit posée une lanterne au passage à niveau dit le Royou, maisonnette 371, route de la Ville aux Moines et Doeuil, la pose de cette lanterne est d'une utilité incontestable, ce passage est très fréquenté et l'accès se trouve assez difficile et offre des dangers par les temps sombres"...
La création de la ligne de chemin de fer et de la gare, sont la cause d'une fréquentation accrue du centre bourg ; le 12.12.1893, le conseil municipal se plaignait de l'état des routes, "considérant que depuis la création de la ligne ferrée de Saint-Jean d'Angély à Niort, le chemin d'intérêt commun n°89, faisant suite au n°72 d'Aulnay à Villneuve, pour conduire à la gare de cette dernière localité est fréquenté tous les jours par de nombreuses voitures et charrettes et par le courrier d'Aulnay, que par suite d'une fréquentation journalière ce chemin deviendra, malgré les soins du service minimal, dans un état déplorable par insuffisance de l'empierrement qui n'est pas assez épais et construit en mauvais matériaux"....

Les impasses et les ruelles servaient de coupe-feu. Nombreuses sont celles qui ont pu être détruites, englobées dans les terrains des riverains. Cependant,  certaines de ces ruelles sont toujours existantes :
- de la rue du Puyramard à la rue Hubert Poussard
- de la route nationale à la rue des Fresnaies.



Le monde rural

Si le nombre de petits commerces et d'artisans locaux a considérablement diminué, dans le même temps, le monde agricole a lui aussi durement été frappé : réduction des exploitations et donc des emplois qui y étaient attachés.

Il fut un temps où la majeure partie de la population vivait de l'agriculture. Dans beaucoup de fermes on comptait chevaux, ânes, boeufs, vaches laitières, veaux, moutons, chèvres, porcs, lapins, volailles. La production agricole se composait de blé, d'orge, d'avoine de baillarge, de luzerne, de trèfles (blanc et incarnat) de sainfoin et de garoube.
Villeneuve comptait un syndicat de battages.
Chaque jour huit à dix trains s'arrêtaient en gare de Villeneuve la Comtesse.



Annexes 


Chartre de la Comtesse d'Eu (1235)

"Moi, Aéliza, Comtesse d'Eu, je fais connaître à tous, pour le présent et le futur ceci : lorsque j'ai reçu en legs Villeneuve de Argaconius, située entre Belleville et Croix la Comtesse, j'ai trouvé dans ce village les libertés et les coutumes suivantes accordées à ce village et à ces habitants, sous serment par Radulphe jadis mon époux, lorsqu'il a fondé ce village sur les conseils de ses hommes. Telles sont les libertés de ce village, imposées et concédées depuis le debut ainsi que je l'ai appris de plusieur sous la foi du serment ; ils furent présents personnellement à la fondation du village.

Il fut établi que quiconque viendra là, serait tenancier et recevrait un domaine sur lequel il payerait chaque année à Noël deux sous de monnaie courante et six deniers, et tout autant à la fête de Saint Jean Baptiste, quatre chapons à la fête de la Toussaint. De toute terre qui sera donnée avec le domaine pour la cultiver sera due la onzième gerbe en redevance foncière. Il a été de même établi que si par hasard le paiement était différé jusqu'au dimanche le plus proche après l'octave de Noël ou de Saint Jean Baptiste, pendant ce temps personne ne pourrait être dégagé de sa dette en aucune manière.
Tous les hommes auront un plein usage de la forêt de Aragonius à l'exception de trois arbres : le chêne, le hêtre, le frêne. Quand quelqu'un voudra prendre du bois de construction, il le fera de tout arbre qu'il voudra sous la surveillance des gardes forestiers sans lesquels les villageois ne pourront rien prendre comme bois de construction. Mais, si en dehors de toute surveillance, ils sont trouvé entrain de couper ce qui est interdit, à moins d'être pris sur le fait, et si, en dehors de la forêt ils sont trouvés dans le même délit, ils ne payeront aucune amende parce qu'en dehors de la forêt, ils ne seront pas poursuivis : à l'intérieur, ils seront taxés de cinq sous.
Personne du village ne sera cité en justice en dehors du village par un seigneur du village, ni ne payera la taille, ni ne fera le service des armes, ni la chevauchée ou les chemins, ni ne payera quelque droit sur les porc. Personne ne pourra être taxé pour un délit quelconque au delà de cinq sous sauf pour homicide, vol ou blessure entraînant la mort.
Si un habitant de ce village a fait des coupes dans les bosquets qui entourent le village et s'il est pris sur le fait, pour amende, il payera quinze sous et tout autant s'il a été trouvé en train de tendre des pièges aux lapins ou s'il les a chassé. Si un boeuf, une vache, un cheval, un âne, une jument, une ânesse ou une autre bête a été trouvé faisant des dégats dans les mêmes bosquets, l'amende sera de cinq sous...
Tous les hommes du village feront cuire leur pain à mes fours, selon les us et coutumes de Belle Bille : ce village a été en effet fondé selon les us et coutumes de Belle Ville...
Moi, Aéliza, comtesse, avec l'accord de la commune, j'ai ajouté ceci : les habitants du village ne pourront vendre à un autre seigneur du village, un chapon, ou une poule, si ce n'est au prix sur lequel on s'est entendu dès le début, c'est à dire que pour chaque chapon on ne perçoive que les six deniers de la monnaie courante du seigneur du village, comme pour le chapon du cens.
Quiconque du village vendra de la viande au village donnera en dîme au seigneur du village, un boeuf pour douze deniers de revenu, un porc pour six deniers, un belier pour quatre.
Pour que tout ce qui est consigné ci-dessus ait plus de sureté pour l'avenir, j'ai apposé mon sceau sur la présente charte, l'an du seigneur mille deux cent trente cinq, au mois de novembre"
extrait du bulletin municipal, n°6 de juin 2007





Entrevue de Villeneuve la Comtesse (1567)

... Le roy donne charge et mandement aux sieurs de Montluc, de Ponts et compte du Ludde d'investir cette ville (La Rochelle), pour l'assiéger, tant par mer que par terre, lesquels, assemblés à Villeneufve-La-Comptesse, en prennent la résolution....

Dans la conférence de Villeneuve-La-Comtesse entre Guy de Daillon, comte du Lude, et Monluc, les deux chefs catholiques ne purent que constater l'impuissance dans laquelle ils étaient de rien entreprendre contre La Rochelle. Bordeaux et Nantes n'avaient pas d'artillerie, ou refusaient d'en fournir et sur les 15.000 l. jugées nécessaires pour commencer les opérations, on n'avait pu réunir que 9.000. Il fallut, à regret, renoncer à toute attaque : "Je n'aurois pas peut-estre emporté La Rochelle, dit Monluc, mais je leur eusse fait peur et peut-estre du mal..."
extrait de

Paroisse du diocèse de Saintes élection de Niort (1716)


Du cahier de doléances de Villeneuve la Comtesse (1789)

Aujourd'hui, cinq mars mille sept cent quatre vingt neuf, nous soussignés, tous habitants de la paroisse de Villeneuve la Comtesse en Poitou, et autres qui ne savent signer, Tous assemblés au son de la cloche au greffe de la municipalité de cette paroisse, donnons pouvoir au sieur André Marchand, fils aîné et au sieur Jean Drahonnet, nos concitoyens, de déclarer à l'assemblée qui se tiendra demain six du présent mois à Niort, par devant monsieur le lieutenant général au dit siège, qu'ils gémissent sous la tyrannie des commis et bureaux si multipliés, qu'ils perdent la meilleure partie de leurs fruits et possessions à les solder, qu'ils sont accablés d'impôts de toutes espèces établis si arbitrairement soit à la taille, soit aux autres subsides , que les enfants sont obligés de payer même la cote personnellle de leurs defunts pères, qu'ils sont contraints par des huissiers ou autres satellites, placés chez eux en garnison qui achèvent de les ruiner ; que cette masse énorme de subides, dont la moitié n'entre pas dans le trésor royal, s'accumule depuis longtemps par l'abus des enregistrements que les commissaires départis obtiennent, refusant toujours de faire droit sur les requêtes et qui ne soutiennent que leurs protégés par eux taxés d'office ; que jamais ils n'ont donné leur consentement à tant d'impôts, ... ils se jettent aux pieds du père de la patrie, Leur Bon Roi, pour obtenir de sa justice la jouissance de leurs biens, conformément aux lois du Royaume..."




Excursion du 24 mai 1866

"...Déjà, nous apparait le donjon de Villeneuve, où nous devons descendre.
Pauvre donjon, d'un aspect si majestueux naguère, alors qu'il dominait la plaine de sa couronne de machicoulis qu'ornait, comme un brillant panache, l'élégante guérite où s'abritait l'escalier ; aujourd'hui ruine défigurée sous un ignoble toit et rappetissée presque au niveau des constructions modernes !
Le château de Villeneuve est assis sur un massif carré, formé des déblais sortis des larges douves qui l'entourent, et flanqué aux angles sud de deux tours rasées dernièrement au niveau des parapets. On y entrait par un pont-levis communiquant au porche du donjon bâti sur le milieu de la face nord. La manoeuvre de ce ce pont se faisait au moyen de chaines dont la trace est encore apparente.
Les divers étages sont mis en communication par un escalier à vis accolé au donjon, et qui devait donner accés à quelque voie souterraine, ainsiq qu'il en existe dans presque tous les anciens châteaux fortifiés. la partie inférieure de l'escalier étant obstruée par des terres, on en est réduit aux conjectures sur ce point.
Quelques détails du dernier étage du donjon rasé semblent indiquer qu'il a servi de chapelle ; probablement lorsque les protestants occupaient le pays et que les catholiques vinrent se réfugier sous la protection des puissantes murailles du château pour attendre l'arrivée de l'armée royale.
La voûte de cet étage, dont il ne reste que des vestiges parait être moins anciennes que les murs du donjon, avec lesquels la liaison n'est pas très intime et accuse une soudure.
Une vaste cour, qui a pu servir de place d'armes, s'étend au nord du donjon et en dehors des fossés.
Les honneurs du noble manoir nous ont été faits par MM Lécuiller père et fils, qui ont mis autant de complaisance que d'intelligente bonne grâce à nous en faire remarquer tous les détails.
Pendant que nous visitons les salles intérieures du donjon avec l'intérêt qu'inspirent des lieux témoins de tant de faits historiques, nos botanistes explorent les douves et découvrent l'Hyosciamus nigger ; Hypéricum montanum ; Ophris arachnites et plusieurs variétés d'Hieracium murorum.
Les vieux murs du château ont aussi leur flore particulière.On y trouve le cheiranthus cheiri, le valeriana rubra et une infinité d'autres jolies fleurs entre lesquelles brillent d'éclatants mufliers.
Humbles et aimables fleurs qui vivent chétives et ignorées près des ruines auxquelles elles restent fidèles et dont elles dissimulent les audités et égaient les tristesses sous l'abri de leur modeste, mais riante parure.
Noble exemple d'abnégation et de généreux dévouement, bien fait pour frapper de honte l'ambition égoïste et calculée de l'homme.
Malgré l'attrait qui s'attache à ces débris d'un autre âge, si riches de souvenirs, il faut dire adieu à nos hôtes, et reprendre le cours de notre excursion qui nous conduit au bourg de Villeneuve-la-Comtesse.
Villeneuve ne renferme rien de curieux, que son église. Le clocher qui surmonte la toiture et la tour octogonale de son escalier, les parties les plus anciennes sont des constructions du XIIe siècle.
Le clocher est à quatre faces percéers chacune de quatre fenêtres en plein cintre accouplées et séparées par une colonne engagée.

L'effet de cette disposition, qui exige pour chaque face un assez grand développement, donne de la lourdeur au clocher. On a en partie corrigé ce fâcheux effet, il y a quelques années, en substituant à une toiture plate une élégant flèche en charpente.
De la même époque que le clocher et la tour de l'escalier, datent probablement les chapiteaux qui, à l'intérieur de l'église, soutiennent les nervures de la voûte.
Ce sont, à partir de la porte, des personifications des péchés, ceux du sanctuaire, au contraire, semblent pouvoir s'appliquer aux vertus chrétiennes.
Il est évident que ces chapiteaux sont plus anciens que la voûte, et même que les murs de l'église, dont celui du midi est percé de fenêtres du style fleuri. Au reste, pour se convaincre qu'ils n'ont point été faits pour la place qu'ils occupent, il n'y a qu'é examiner ceux du sanctuaire, qui sont formés de l'assemblage de deux chapiteaux superposés. Quelques-unes de ces sculptures, d'une naïveté un peu osée, ne sont pas sans mérite.
La façade de l'église, d'une construction relativement récente, ne porte aucun caractère d'architecture.
Avant de laisser Villeneuve, nous avons à remercier M. Gauthier père qui nous a fourni sur le pays d'intéressants détails que son fils, notre jeune collègue à consignés dans des notes déposées dans nos archives. Nous avons été reçus dans une élégante habitation moderne, et sommes partis bien convaincus par cette visite que, ni le bon goût des constructions, ni l'urbanité des manières ne sont le privilége exclusif des villes. Cette dernière remarque nous avons eu l'occasion de la faire pendant toute notre excursion.
De Villeneuve, nous nous dirigeons sur Doeuil, par un chemin de traverse tracé sur un terrain coralien très accusé par les blocs de pierres qui bordent les champs et les vignes, vis-à-vis les Connilières. Nous remarquons que les récoltes sont belles, les vignes bien cultivées. Tout annonce qu'avec les autres, le progrès agricole a pénétré dans cette riche contrée...."

Extrait du bulletin des travaux de la société historique et scientifique de Saint Jean d'Angély. 4e année exercice 1866

Découverte de monnaies Gauloises

M. Bardonnet, mentionne (01.03.1882) une découverte de monnaies gauloises faite dans les environs de Villeneuve la Comtesse. "Deux cent vingt cinq de ces pièces sont venues chez un horloger de Niort... Elles appartiennent toutes au même type: la tête d'Apollon à droite avec une épaisse chevelure à mèches et grenetis au pourtour, au revers : Victoire galopant à droite, au-dessus un symbole rappelant la fleur de lys héraldique avec un point dans le lobe supérieur".

Courbe démographique de Villeneuve la Comtesse de 1790 à 1999


En 1685, Villeneuve-la-Comtesse compte 80 feux ; la commune va voir sa population augmenter très légérement jusqu'en 1774 pour arriver à 100 feux ; cependant, les 25 années suivantes, ce chiffre va doubler ce qui portera alors le nombre des familles à 199 en 1789...
 Les dix années suivantes, le village va perdre 1/10e de sa population.
Toutefois, durant une bonne partie du 19e siècle, le bourg va connaitre un accroissement assez important passant de 500 à 930 habitants (le maximun pour Villeneuve).
La hausse la plus importante à lieu entre 1800 et 1815.
Puis, le déclin est très largement visible ; le village perd près de 250 habitants en 25 ans (entre 1876 et 1901). A cela, il y a une explication : le phylloxera, qui fut  un véritable cataclysme pour la région...


La laiterie de Villeneuve

située 1 bis rue du Puits

La laiterie coopérative est bâtie à la fin du 19e siècle, pour la fabrication du beurre. Une caséinerie y est annexée dans les années 1930. Les bâtiments sont agrandis en 1949.
De la poudre de lait est fabriquée dans une tour Spray, pour l'installation de laquelle un corps de bâtiment plus élevé est édifié. Plus tard, on y fabrique également du fromage de type Edam.
La laiterie ferme en 1965 et les locaux sont désaffectés. La cheminée en brique de 22,50m de haut a été démolie en 1996.
25 à 30 personnes y travaillaient.
Extrait de l'étude sur le patrimoine industriel, enquête de 1997, rédacteurs Pascale Pouvreau - dossier consultable au service régional de l'inventaire Poitou-Charentes 102, Grand'rue, 86020 Poitiers.

Programme de la Kermesse du 26.09.1926




Photo ci-dessus : un commerce inocupé depuis des dizaines d'années.



Le commerce et l'artisannat

A une époque où tous les foyers ne disposaient pas de moyen de transport, Villeneuve regorgeait de boutiques où chacun pouvait trouver son bonheur. Les foires et les marchés permettaient un choix plus large...
Inventaire (approximatif) des artisans et commerçants début du 20e

Boucheries et charcuteries : Gabriel Benoit, Firmin Contré (charcutier), Izambard Père et fils : "grande boucherie", Roquevieille-Bodin "boucherie charcuterie, élevage de bestiaux, dispose d'une grande quantité de porcelet et nourrains de tout poids"
Epiceries : Barraud Léopole "grande épisserie (orthographe respectée)- mercerie", Veuve Moquet "épicerie légumes", Simonnet Adolphe "épiceris (orthographe respectée)- mercerie", la Saintaise COOP "alimentation, primeurs, vins, spiritueux"
Poissonniers : Louise Goizin "poissonnière ambulante", Marteau Louis "marée primeurs", René "poissonnier ambulant"
Oeufs : A. Giraudeau "oeufs en gros"
Boulangerie : Besson René "pain fantaisie, brioche, gâteau de noce", La coopérative de panification "boulangerie, pâtisserie, cuisson pour particuliers"
Vins : Louis Durand "vins en gros, bière, limonade", A. Largeau : "grains, graines, engrais, vins en gros"
Grains : A. Largeau, Chevallier "grains et graines", P. Paris
Débits de boissons : Lucie Bonneau "buvette", Paul Magné "au café de la gare, il y a du bon vin blanc", Yvonne Prévost "café restaurent (orthographe respectée)  route nationnale".
Hôtel : veuve Athénes "grand hôtel du commerce"
Couturière : Anna Ameslon, Marie Giraudeau
Modiste : Gisèle Giraudeau
Tissus : Parnaudeau "tissus et lainages en gros"
Mercerie : Falcetto José "mercerie, bonneterrie, assortiment de lainage", Alexandre Guillaud "mercerie bonneterie", Célestine Pidoux "mercerie, bonneterie, lingerie, ouvrages de dames"
Coiffeur : Léopold Alain "sabotier, coiffeur, barbier, buraliste"
Guerisseur :  Morisset
Médecin : Albert Teysséré "médecin, propharmacien"
Menuisier - Bois : Migaud père et fils "menuisiers - ébénistes", Charles Tavard "menuiserie, ébénisterie, charpente", Eugène Guérin "planches, parquet, bois en grume, charbon de bois" , Roux successeur "anciens établissement Roux et Gautier, fabrique de poulies bois"
Scierie : Alain frères "spécialité de gros sabots, scierie mécanique"
Maçon : Ernest Villeger "maçonnerie générale"
Marbrier sculpteur : Louis Malleau
Cycles et motocycles : Mme Laroche "motos cycles, armes, municitions, voitures d'enfants, machines à coudre, accessoires" , Abel Pinson
Electriciens : Roger Maury "électricité générale", Péchou Victor "appareil T.S.F., électricité"
Bourrelier : Pillot Arthur "scellerie, bourellerie, réparations en tous genres, sommiers et matelas, harnais neufs"
Forgerons : Louis Ménard "forge, maréchalerie", Ernest Meunier et ses fils "Maréchalerie, forge et serrurerie, instruments arratoires et machines agricoles, essence et huile pour auto", Alcide Perrin "forge et serrurerie, machines agricoles et industrielles, moteurs, pétrins mécaniques, pompes, soudure autogène"
Ferblantier : Ra

oul Athènes "ferblanterie, serrurerie, pompes"
Quincaillerie : Charles Xaintray "grande quincaillerie, articles de chasse, graines fouragères et potagères"
Cordonniers : Giraudeau "au bon ressemelage", Maurice Lanier
Equarisseur : Roy frères
Taxi : André Deville
Imprimerie : Anatole Rabier "imprimeur, libraire"

tiré du programme kermesse 1926 et complété par le  Docteur Ameslon


 
Le  pigeonnier du château

 

Lors de notre visite (aout 2005), le propriétaire des lieus nous explique que la particularité de ce pigeonnier se trouve dans la partie supérieure, dont les "niches" sont faites de poteries accolées les unes aux autres.
A cette date, des travaux de réfection étaient en cours...

 

Photos du pigeonnier (aout 2005) - Melinette






coucher de soleil derrière la gare (08.2009)



Liens :

site de la commune


à lire :
- l'article paru dans le n°13 d'Histoire et Images Médiévales, de Monsieur Jean-Paul Charbonneau, qui nous renseigne sur la citerne située sous le porche d'entrée du château....


Remerciements :

- à Fabrice pour tous les renseignements concernant la gare de Villeneuve la Comtesse.

















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